La perte de chance

Suite de ma chronique du 29 novembre

Curieusement cette « perte de chance » n’a été constatées qu’à la fin 2018, après plus de deux siècles de pratique de l’homéopathie pendant lesquels ses détracteurs se sont contentés d’affirmer qu’elle était inefficace.

Avec une unanimité étonnante les médias imprimés et les réseaux sociaux de plusieurs pays ont accusé l’homéopathie et les autres médecines alternatives de jouer avec la santé des malades en les empêchant de bénéficier “d’un traitement officiel forcément plus efficace”.

L’équilibre de notre santé est fragile et notre capacité de guérison est un vrai miracle de la vie. Aussi, en cas de maladie, ne faudrait-il intervenir qu’avec le plus grand respect et ne recourir à des moyens contre nature que dans les cas extrêmes.

Fidèle à ce « précurseur » la médecine se charge désormais de soigner les personnes en bonne santé, et d’accueillir tous les humains dès leur naissance avec une batterie de vaccins dopés aux immuno-perturbateurs (Aluminium et consort).

Connaissez-vous les maladies « iatrogènes » ? Et les maladies « nosocomiales » ? Ce sont deux catégories d’affections consécutives à des interventions médicales. La première représente les effets de traitements mal supportés ou mal prescrits. La seconde concerne les infections dues à des germes multi-résistants et contractées lors de séjours hospitaliers.

Aussi la médecine se croit-elle obligée de dépister tous les écarts aux normes vitales qu’elle a elle-même définies, du cholestérol au glucose, et du poids à la tension artérielle, afin de prendre en charge toutes les personnes qui se prétendent en bonne santé. C’est ainsi que la dépendance exclusive à la médecine devrait permettre d’éviter cette « redoutable perte de chance » selon les rumeurs en cours.

En 2016 le LEEM reconnaît que les maladies iatrogènes ont entraîné en France l’hospitalisation de 140’000 personnes et provoqué 8’000 à 12’000 décès. Comme le LEEM représente les 260 entreprises du médicament opérant en France, on peut raisonnablement penser que la réalité est encore bien pire. (Réf 2)

Selon diverses sources, les maladies nosocomiales provoquent autant de décès soit plus de 10’000 par année. En ajoutant les victimes de ces deux affections, on comprend que la médecine officielle est la troisième cause de mortalité en France, après les maladies cardio-vasculaires et les cancers, mais loin devant les accidents de la route qui comptabilisaient 4’000 morts en 2’016.

Après 40 ans de pratique des deux médecines, la conventionnelle et l’homéopathique, j’ai acquis la certitude que le recours exclusif à la médecine officielle est beaucoup plus risqué que le traitement homéopathique. L’idéal étant pour moi l’usage complémentaire des arts de guérir disponibles, médecine et autres thérapies, en choisissant le traitement le mieux adapté à chacun. J’affirme que c’est de renoncer d’emblée à l’homéopathie et aux autres médecines alternatives qui représente une perte de chance certaine.

Pendant un demi-siècle, la médecine officielle a fait un usage abusif des antibiotiques, avec pour résultat la survenue de germes résistants, mais aussi un affaiblissement de la résistance immunitaire du malade dans la mesure où ils ne lui laissent pas le temps de développer ses défenses.  

Or dans la plupart des infections courantes, otites, angines, sinusites, bronchites, cystites, etc, l’homéopathie m’a permis d’éviter de prescrire des antibiotiques. Pour qui la perte de chance ? Certainement pas pour ceux qui ont consulté un homéopathe ! Par contre elle aurait pu être pour les fabricants d’antibiotiques si les médecins avaient connu l’homéopathie. Ne cherchons pas plus loin les initiateurs de cette cabale contre les prescripteurs de granules. (Réf 3)

Or la médecine moderne a plutôt retenu le point de vue du fameux Docteur Knock qui disait déjà en 1923 : « La santé est un état précaire qui ne présage rien de bon ». (Réf 1) .

Réf 1 : Knock ou le Triomphe de la médecine, comédie théâtrale de Jules Romain, puis un film en 1951 avec Louis Jouvet. La comédie et le film sont visibles en version intégrale sur Yahoo. Le texte a été réédité en Poche Gallimard, 1972.
Réf 2 : https://www.leem.org/media/quelle-est-limportance-des-accidents-iatrogenes
Réf 3 : Voir mon ouvrage « Hold-Up sur la santé ».

Assauts contre l’homéopathie


Extrait d’un article de « Santé, Nature, innovation », publication en ligne.
https://www.santenatureinnovation.com

« L’Espagne déclare la guerre à l’homéopathie », titrait la presse nationale (française) en date du vendredi 16 novembre 2018.
« Madrid lance un plan pour expulser des universités et des centres de santé toutes les thérapies non validées scientifiquement. », a annoncé le journal Les Echos.

Le même jour, l’assaut a lieu en Belgique, où l’homéopathie commence à être déremboursée également [1]. Cela fait suite aux déclarations belliqueuses contre l’homéopathie qui se succèdent en France [2] et en Angleterre [3].

Partout, l’argument est le même : l’homéopathie, et les autres médecines alternatives :
« posent un réel danger pour la santé publique, car certains patients substituent ou retardent leurs traitements conventionnels et s’exposent à une détérioration de leur situation voire… à une réduction de leurs possibilités de guérison. [4] » 
C’est la notion de « perte de chance » appliquée à la médecine.

Selon cette théorie, les produits inefficaces peuvent faire du tort aux patients même s’ils n’ont aucun effet néfaste. En retardant la prise de remèdes efficaces, ils prolongeraient la maladie ou laisseraient la situation du malade s’aggraver. Les Autorités sont fondées à les interdire « pour votre sécurité », comme on nous répète désormais chaque fois qu’on nous supprime encore une liberté.
(…)

La théorie de la « perte de chance » suppose : qu’il y ait un remède qui soit clairement plus efficace, et que les experts soient tous  d’accord à ce sujet ;
et qu’une Autorité supérieure ait le droit de vous forcer à le prendre, autrement dit de vous contraindre pour votre bien.

Ce raisonnement ne s’applique pas en médecine qui n’est pas une science dure, mais un art. [5)

Sources :
[1] http://www.dhnet.be/actu/sante/les-mutualites-chretiennes-flamandes-ne-rembourseront-plus-l-homeopathie-quid-du-cote-francophone-5bee7cb5cd70e3d2f6bacd49
[2] https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/homeopathie-le-debut-de-la-fin-45705
[3] http://sante.lefigaro.fr/article/l-homeopathie-deremboursee-en-angleterre/
[4] https://www.liberation.fr/direct/element/lespagne-monte-au-creneau-contre-lhomeopathie_90081/
[5] https://www.alternativesante.fr/homeopathie/homeopathie-la-chance-sourit-aux-fallacieux